Grève nationale et manifestations le 31 mars – Retrait du projet El Khomri

Jeudi 31 mars, il y a des manifestations dans toutes les grandes villes. Consultez sur le site de Force Ouvrière la carte des manifestations pour connaitre l’heure et le lieu des rendez-vous :

Cliquez sur la carte

Non aux suppressions de postes,
non aux licenciements.
Maintien de tous les postes.

Augmentation générale des salaires.
Le point à 5 euros

Non à la baisse des ressources publiques
des CCI.
Retour au niveau de 2013.

Retrait du projet El Khomri

Affiche-31-mars


 

L’Express – CCI Paris Ile-de-France: “plusieurs centaines de suppressions de postes” en vue.

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Par AFP, publié le 15 mars 2016

Paris, 15 mars 2016 – La chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France envisage “plusieurs centaines de suppressions de postes” en 2016 pour faire face à une nouvelle baisse de ses ressources fiscales, a-t-elle indiqué mardi à l’AFP, confirmant des informations syndicales.

Le projet, “en cours de finalisation“, doit être présenté lors d’une prochaine Assemblée des élus de la plus grande CCI de France “fin mars ou début-avril“, a précisé le directeur général de la CCI Etienne Guyot, en insistant sur les “reclassements interne et externes” qui accompagneront le plan afin d’éviter des licenciements.

Dans un communiqué commun transmis à l’AFP, CFE-CGC, CGT, FO, CFDT et Unsa évoquent un “plan social d’envergure” de “300 à 400 suppressions de postes” et davantage de changements d’affectation et de mutations, soit au total environ 1.000 personnes touchées sur 4.000 agents permanents.

Il s’agit du troisième plan de réductions d’effectifs en quatre ans à la CCI Paris IDF, après un plan de 314 suppressions de postes en 2012 (ayant entraîné au final 120 licenciements) et 700 départs volontaires en 2015.

Comme en 2012, il pourra y avoir des licenciements contraints” si les reclassements n’aboutissent pas, affirme Jeannine Marty, déléguée CGT.

Les CCI sont des établissements publics ayant pour mission de soutenir le développement des entreprises et de favoriser l’insertion des jeunes dans l’emploi par l’apprentissage. Leurs salariés ne sont pas des fonctionnaires mais des agents consulaires, un statut particulier d’agents publics.

Des “mesures complémentaires d’adaptation” au plan de 2015 sont rendues nécessaires en raison de la “nouvelle baisse de la fiscalité en 2016“, selon M. Guyot.

La taxe assurant la moitié des ressources de la CCI a rapporté 130 millions d’euros de moins entre 2013 et 2016, précise-t-il. Et l’Etat a en outre “prélevé 152 millions d’euros en 2014 et 2015 sur le fonds de roulement de la CCI“.

Selon les syndicats, le nouveau plan sera “acté” lors d’une prochaine Assemblée des élus le 24 mars.   Refusant que les salariés et les missions de la CCI soient l’unique “curseur d’ajustement” pour faire des économies, les organisations syndicales redoutent que le plan ne “fragilise de manière importante les services rendus aux entreprises, aux collectivités locales et à la formation des jeunes et des adultes de la première région économique de France“, écrivent-ils.

Les précédents plans ont créé “une grosse pagaille” car ils ont été faits “à la sauvage“, a déclaré à l’AFP Josué Bensabath (CFE-CGC) en demandant “de la transparence tant sur la gestion financière que l’emploi“.

Nous n’agissons pas que sur la masse salariale“, le vaste plan de transformation en cours vise également à “baisser l’ensemble des charges de fonctionnement, les investissements et à chercher de nouvelles sources de financement“, assure M. Guyot.

Présente sur 80 sites, la CCI Paris IDF forme chaque année 60.000 personnes, dont 30.000 jeunes

Mars 2016 - L'Express - CCI Paris Ile-de-France: "plusieurs centaines de suppressions de postes" en vue.

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FR3 – Paris-Île-de-France- 16 mars 2016

16 mars 2016

Journal du soir de FR3, le 19/20, annonce des suppressions de postes à la CCIR de Paris-Île-de-France.

 

FR3 – Paris-Île-de-France- 15 mars 2016

Journal du soir de FR3, le 19/20, annonce des suppressions de postes à la CCIR de Paris-Île-de-France.

Le Parisien – Grève au Centre des Formalités Industrielles (CCI Paris-Îdf)

Les personnels du CFI de l’avenue Gambetta (Paris XXème) ont reconduit leur mouvement à l’unanimité.

 

2016-03-15-Le-Parisien

Mars 2016 - Le Parisien - Grève au Centre des Formalités Industrielles (CCI Paris-Îdf)

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Le Monde – Les annonces de Matignon sur la loi travail

Le Monde

Barème des indemnités prud’homales « indicatif », compte épargne-temps, « garantie jeune » : les annonces de Matignon sur la loi travail

Lundi 14 mars 2016

Après une semaine de tractations, le premier ministre Manuel Valls a présenté lundi 14 mars aux syndicats les corrections apportées à l’avant-projet de réforme du code du travail.
  • Le barème des indemnités prud’homales sera seulement « indicatif » et non plus plafonné. C’était l’une des mesures-phare du projet de loi travail mais également l’un des points principaux qui cristallisait la colère des partenaires sociaux. Ces derniers ont obtenu gain de cause. Pour Manuel Valls, ce barême sera « une aide pour les juges prud’homaux, mais pas un carcan ».
  • Les critères de licenciements économiques ne seront pas modifiés. Les critères justifiant un licenciement économique restent les mêmes que dans le texte initial, notamment les quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d’affaires et les deux trimestres consécutifs de perte d’exploitation. Cependant, le juge pourra vérifier que les multinationales n’organisent pas artificiellement leurs difficultés économiques sur le territoire français pour licencier. S’il est établi que les difficultés financières ont été organisées artificiellement, les licenciements seront requalifiés en licenciements sans cause réelle et sérieuse.
  • La « garantie jeunes » va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation. « Je souhaite que ce dispositif soit généralisé en 2017 », a précisé le premier ministre. Le dispositif expérimental de la « garantie jeunes » offre, pour une durée d’un an, un accompagnement renforcé, des périodes en entreprise et une allocation mensuelle de 450 euros.
  • Le compte épargne-temps ne sera pas inclus dans le compte personnel d’activité. C’était l’une des demandes des syndicats. Ce dispositif permet de stocker des congés pour se les faire payer ou les décaler dans le temps.
  • Le dirigeant de PME ne pourra pas prendre de décision unilatérale. Les dirigeants de petites et moyennes entreprises ne pourront pas appliquer le forfait-jours ou moduler les astreintes sans passer par un accord collectif. Ils pourront cependant négocier avec un salarié mandaté par un syndicat s’ils n’ont pas de représentation syndicale. A défaut d’accord, le droit actuel s’appliquera, alors que l’avant-projet de loi fixait jusque-là des droits moins favorables aux salariés.

À l’issue de la présentation de cette nouvelle mouture, le premier ministre a appelé les partenaires sociaux à donner « un nouveau départ » au projet. Les syndicats « réformistes », c’est-à-dire la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) et la Confédération française de l’encadrement (CFE-CGC), la Confédération française démocratique du travail (CFDT), ont estimé que les propositions allaient dans le bon sens.

En revanche, la Jean-Claude Mailly, secrétaire générale de Force ouvrière (FO) a pour sa part indiqué qu’il maintenait sa demande de retrait du texte.

La Confédération générale du travail (CGT) a aussi fait état d’un désaccord de fond et déplore notamment l’absence d’intégration du compte épargne temps dans le compte personnel d’activité (CPA).

Jean-Claude Mailly ‎@jcmailly
Je viens de confirmer au Premier Ministre, au nom de FO, faute de suspension, la demande de retrait du projet de loi
15:27 - 14 Mars 2016

14 Mars 2016 - Le Monde - Les annonces de Matignon sur la loi travail

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L’avant projet Valls-El Khomri décrypté. Brochure FO-CCI (34 pages)

Agents des CCI,
nous sommes directement concernés

Hollande, Valls et El Khormi se répandent sur les ondes, dénonçant les « approximations », les « imprécisions », la « désinformation », voire les « erreurs » ou les « mensonges » que certains syndicalistes et avocats auraient diffusés dans les journaux et sur le web.

Le Premier ministre s’est dit déterminé à faire voter le texte au Parlement “avec les amendements nécessaires“, mais il exclut tout “statu quo”. Le premier examen à l’Assemblée nationale est prévu fin avril.

Certains syndicats (CFDT et UNSA) annoncent qu’ils sont prêts à négocier à condition que le texte “soit retravaillé” sur certains aspects. En particulier le plafonnement des indemnités prud’homales. Comme si l’avant-projet se réduisait à ce seul aspect !

Nous ne demandons à personne de nous croire sur parole !
Prenez connaissance de l’analyse de FO-CCI
et jugez par vous-même.

 

Mars 2016 - L'avant projet Valls-El Khomri décrypté. Brochure FO-CCI

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Communiqué commun CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

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Les principes qui fondent les garanties collectives sont remis en cause, les licenciements facilités et les indemnités prud’homales plafonnées. Ce projet de loi prévoit des procédures de décisions dans les entreprises et établissements qui placent les salarié-es sous la menace et le chantage à l’emploi. Il vise à remettre en cause l’égalité de droit et de traitement en abandonnant le niveau national de négociation et en contournant les syndicats. Il mettrait en place d’autres dispositions porteuses de régressions : temps de travail, apprentissage, formation professionnelle…

Le chômage atteint un niveau record, la pauvreté explose et, pour la première fois depuis l’après-guerre, l’espérance de vie recule. Précariser le salariat, faciliter les licenciements ne créent pas d’emploi comme le démontrent les politiques menées depuis plusieurs décennies.

N’acceptant pas que la société promise aux jeunes soit celle de la précarité, nos organisations portent d’autres exigences en termes d’emploi, de temps de travail de formation, de protection sociale et de conditions de travail.

Chacune de nos organisations développera ses propositions.

Aujourd’hui le mécontentement est réel et s’intensifie. Il se matérialise par des luttes dans les entreprises, le secteur public et les lieux d’études. Il revêt aussi un caractère intergénérationnel avec la mobilisation des jeunes et celle des retraité-es.

En ce sens, les mobilisations annoncées le 9 mars constituent un rendez-vous important qu’il convient de réussir.

Le mouvement social s’étend. Une imposante majorité considère que le projet de réforme du code du travail est une menace pour les salarié-es et ne créera pas d’emplois. Nous le pensons aussi !

Les premières réactions syndicales et citoyennes ont contraint le gouvernement à un premier recul. Mais ni le changement de date, ni le changement de titre ne rendent ce projet acceptable.

Le 31 mars ,les salarié-es, les privé-es d’emplois, les jeunes, les retraité-es ont toutes les raisons de se mobiliser ensemble, par toutes les formes, y compris par la grève et les manifestations sur tout le territoire, pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail, et pour l’obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL réunies ce jour, invitent l’ensemble les salarié-es, les jeunes, les retraité-es, les privé-es d’emploi à s’inscrire dans les mobilisations.

Montreuil, le 3 mars 2016

 

Mars 2016 - Déclaration commune des organisations syndicales et de jeunesse au 31 mars

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Île-de-France. FO-CGT-FSU-Solidaires-FIDL-UNEF-UNL appellent au retrait du projet de loi

UR-Île-de-France-Appel-commun-9-mars-2016

Mars. 2016 - Déclaration commune Unions Régionales Île-de-France

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Déclaration commune FO-CGT-CGC. Retrait du projet El Khomri

En-tete-declaration

27 février 2016

La ministre du travail doit présenter, le 9 mars 2016, en conseil des ministres, un projet de loi qui découle des propositions du groupe de travail de Badinter.

Ce projet bouleverse l’ensemble les fondements même de l’édifice des acquis sociaux depuis plus d’un siècle :

  • Hiérarchie des normes;
  • Durée annuelle, quotidienne et hebdomadaire du temps de travail; horaires de travail; possibilité de diminuer les salaires;
  • Baisse du taux de rémunération des heures supplémentaires;
  • Généralisation du forfait jour;
  • Barémisation des indemnités prud’homales;
  • Multiplication des motifs de licenciement « économiques »;
  • Généralisation des référendums d’entreprise,
  • Remise en cause de la représentativité syndicale…

Nous, partenaires sociaux, prenons nos responsabilités en dénonçant la tentative éhontée d’une refondation unilatérale du Code du travail.

Il est de notre devoir de rappeler que :

  • Ce texte n’est pas le fruit de négociations ;
  • Les aides sans précédent versées aux entreprises n’ont pas profité à l’emploi, à commencer par l’emploi des jeunes ;

Dans les conditions actuelles, nos organisations syndicales ne peuvent qu’afficher leur désaccord et refus fondamentaux sur les orientations prises par ce gouvernement.

Le Medef avec un certain nombre de libéraux convaincus saluent des avancées alors qu’ils viennent de laisser dépecer leur/notre réseau consulaire.

Ceci ne fait que renforcer notre certitude : le droit du travail doit rester orienté vers la protection et la promotion des travailleurs.

En conséquence, nous déclarons :

Ce projet n’est ni amendable, ni modifiable !

Retrait du projet de « réforme »
du Code du travail

Fév. 2016 - Déclaration FO-CGT-CGC - Retrait du projet Valls-Badinter-El Khomri

Téléchargez la déclaration

Retrait du projet Valls-Badinter-El Khomri

Logo-FO-CCI iconeSur RTL, Manuel Valls : “J’irai jusqu’au bout !”

Le démantèlement du Code du travail

La ministre du travail doit présenter, le 9 mars 2016, en conseil des ministres, un projet de loi qui découle des propositions du groupe de travail de Badinter.

Le samedi 20 février, une journaliste de France Inter débute son émission en annonçant : « Il faudrait véritablement être de mauvaise foi pour qualifier cet avant-projet de réformette ». Tout à fait ! C’est l’ensemble de l’édifice qui est visé. Durée du temps de travail, licenciements, heures supplémentaires, indemnités prud’homales, horaires de travail, astreintes,… Ce n’est pas exagéré de dire que le Code du travail est menacé de démantèlement. Du jamais vu !

En quoi, nous, agents publics, sommes-nous concernés ?

Au moins pour trois grandes raisons :

  1. Une partie non négligeable de nos droits découlent du Code du travail : durée légale du temps de travail et tout ce qui en résulte (temps de repos, heures supplémentaires, durée de travail quotidienne…), CHS, procédures de licenciements, ruptures de contrat (CCART inspirée de la rupture conventionnelle), forfait jours…
  2. Certains agents des SIC (Ports, aéroports…) et des écoles vont passer aux Conventions Collectives c’est-à-dire au droit privé. Ils sont directement menacés par l’avant-projet de loi.
  3. Remise en cause de la hiérarchie des normes : Pour faire simple, dans les chambres de commerce, il est interdit d’adopter dans un règlement intérieur une règle inférieure à celles définies dans le Statut national.
    Par exemple si pour un déménagement le Statut accorde un jour de congé, le règlement intérieur peut en accorder deux ou plus. Le Statut détermine les règles minimales et le Règlement Intérieur ne peut que les améliorer, pas les diminuer.
    Si le projet de contre-réforme est adopté, localement il serait donc possible, sous certaines conditions, de définir des droits « inférieurs » au Code du travail. Ce qui signifie pour nous que les CCI localement pourraient adopter (si « nécessaire ») des règles inférieures à celles du Statut.

Présentation rapide des principaux aspects des propositions de l’avant-projet :

  1. La durée maximale de travail pendant une journée reste fixée à dix heures, mais par accord d’entreprise, peut passer à douze heures
  2. La durée maximale de travail pendant une semaine est fixée à quarante-huit heures mais les services du ministère du travail peuvent, ponctuellement, élever ce plafond à soixante heures !
  3. Les entreprises de moins de cinquante personnes pourront, même en l’absence d’un accord collectif, proposer à leurs salariés de passer au forfait jour (c’est-à-dire un minimum de 217 jours travaillés par an sans limitation de la durée quotidienne autre que les 11 h de repos quotidienne soit un maximum de 13 heures de travail par jour). C’est de plus la disparition des heures supplémentaires. Les cadres payent pour le savoir.
  4. Un nouveau régime pour les heures supplémentaires : la majoration de toute heure travaillée au-delà de 35 heures pourra, par accord d’entreprise, être portée à 10 % au lieu de 25 % aujourd’hui.
  5. Indemnités prud’homales plafonnées. Les indemnités compensatrices décidées par les prud’hommes en faveur des travailleurs victimes d’un licenciement abusif seront plafonnés en vertu d’un barème fondé sur l’ancienneté. Les entreprises sauront au centime près combien il va leur coûter de vous licencier illégalement.
  6. Licenciements économiques : Multiplication des motifs « économiques » autorisant le patronat à licencier. Ainsi: « une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires pendant plusieurs trimestres consécutifs », « pertes d’exploitation pendant plusieurs mois », « importante dégradation de la trésorerie » s’ajouteront aux « motifs » déjà accordés ces dernières années.
    Vous notez qu’à aucun moment il n’est question des bénéfices. Une entreprise peut avoir une trésorerie dégradée, une baisse des commandes et verser des dividendes à ses actionnaires. De plus, ne soyons pas naïfs, une trésorerie dégradée ça s’organise.
  1. Un employeur pourra, par accord d’entreprise, modifier les horaires de travail, augmenter la durée de travail et diminuer les salaires en cas de « difficultés de l’emploi »(accord dit défensif) et en cas d’embauche (accord dit offensif) si l’employeur déclare ces mesures nécessaires à « la conquête de marchés». Si un salarié refuse ces modifications, il pourra être licencié « pour motif personnel »

Ce projet n’est ni amendable, ni modifiable

Retrait du projet
Valls-Badinter-El Khomri

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Mardi 23 février 2016

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Fév. 2016 - Tract Retrait du projet Valls-Badinter-El Khomri

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Urgence sociale – Stop au tsunami libéral

Tract de la confédération Force Ouvrière

2016-02-Conf-tract-Austerite-1

2016-02-Conf-tract-Austerite-2

2016-02-Conf-tract-Austerite-3

2016-02-Conf-tract-Austerite-4

Fév. 2016 - Tract conédération Projet de loi sur le code du travail

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Le projet de loi Valls – Badinter – El Khomri démantèle l’édifice des droits des salariés

Prenez connaissance du texte intégral du projet de loi

Fév. 2016 - Projet de loi sur le code du travail

Téléchargez le texte intégral (105 pages)

Médiapart – Projet de loi sur le travail : vers la grande régression sociale

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17 février 2016
Par martine orange

Temps de travail, indemnités prud’homales, chômage, astreinte, licenciement : le gouvernement se prépare à céder sur tout face au patronat.

Le gouvernement s’apprête à organiser la grande régression sociale, dans le cadre de son projet de loi sur le travail qui doit être présenté le 9 mars en conseil des ministres. À la lecture de ce projet de loi dévoilé par Le Parisien ce mercredi 17 février, il semble qu’aucune demande ou exigence du patronat n’ait été laissée en souffrance par le gouvernement.

La norme sur le temps de travail reste officiellement les 35 heures. Mais comme l’écrit Le Parisien, il s’agit « d’un travail d’orfèvre en matière de réécriture dans lequel bien évidemment le diable (ou le bon Dieu) se cache dans les détails ».

Dans les faits, l’État organise un face-à-face entre l’entreprise et les salariés. Le temps de travail sera fixé entreprise par entreprise. Les temps d’astreinte, de déplacement, d’habillage ne seront plus comptés dans le temps de travail. La durée des « forfaits jour » pourra être allongée et le temps de récupération pourra être morcelé. Au total, le texte de loi prévoit que le temps de travail hebdomadaire pourra aller jusqu’à 60 heures. Dans le cadre des traités européens, la durée maximale du temps de travail a été fixée à 48 heures.

En cas de difficulté dans l’entreprise, le temps de travail et les salaires seront modulables. C’est-à-dire que, comme le demandait le patronat, les salariés devront porter les risques. En revanche, en cas de succès, ils n’y sont jamais associés. Cet accord pourra durer pendant cinq ans. Les salariés qui refuseraient un tel accord pourront être licenciés automatiquement « pour cause réelle et sérieuse » et non dans le cadre d’un licenciement économique.

Le projet de loi prévoit aussi de répondre à la demande du patronat de plafonner les indemnités prud’homales. Le juge devra suivre un barème pour en fixer le montant : le maximum prévu étant de quinze mois pour des salariés présents depuis vingt ans dans l’entreprise.

Autre nouveauté demandée par le patronat : le texte de loi institue comme référence des accords dans l’entreprise le référendum, afin de passer au-dessus d’une éventuelle opposition des organisations syndicales. Si le texte soumis au référendum est approuvé par la majorité des salariés, les organisations syndicales ne pourront pas s’opposer.

Fév. 2016 - Médiapart - Projet de loi sur le travail : vers la grande régression sociale

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Force Ouvrière demande audience à Madame Pinville

Á l’attention de Madame Pinville
Secrétaire d’État chargée du Commerce,
de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire
139, Rue de Bercy
75012 – Paris

Le lundi 8 février 2016

Objet : Force Ouvrière-Chambres de Commerce – Demande d’audience auprès de Madame Pinville.

Madame la Ministre,

Le budget des Chambres vient d’être adopté. Et déjà, Monsieur Marcon, dans Les Échos annonce : “le réseau des CCI ne va échapper à un nouveau plan social en 2016″[1]. Nous nous devons d’intervenir pour vous alerter sur ce que notre réseau vit de plus en plus comme la mise à mort d’une institution.

Votre trajectoire professionnelle et vos engagements passés auprès des agents de votre fonction publique de rattachement vous donnent à penser dans quel océan de perplexité se trouvent aujourd’hui nos collègues alors que s’annonce par la presse un nouveau tour de vis sur les moyens qui nous sont alloués pour 2016. Un plan social de 1 600 départs en 2015, soit 6% des effectifs qui débouche sur des choix cornéliens de fermetures de sites et notamment d’écoles et de centres de formation.

Les privatisations. Cherche-t-on aujourd’hui à laisser le terrain libre aux majors privés, avec le risque qu’on ne puisse plus à terme s’opposer à leur modèle au nom des canons de la nouvelle concurrence au sein de UE ?

Cherche-t-on aujourd’hui à réserver toute initiative en cette matière aux seuls acteurs issus des fonctions publiques stricto sensu ?

Méconnait-on le rôle et l’expertise des chambres consulaires en matière d’apprentissage alors que l’on en chante les louanges à longueur de débats ?

Considère-t-on qu’il faille déléguer au privé les stages d’accompagnement aux demandeurs d’emploi dont la pertinence et les résultats sont loin d’avoir été au rendez-vous ?

La baisse des recettes et plan social. Nous attendons de notre tutelle qu’elle mette un terme à cette politique mortifère. En 2012, le budget des chambres était de 1.3 milliard d’euros, en 2016 il sera de 900 millions. En 4 ans le budget a baissé d’un tiers ! Ce sont, de nouveau, des centaines de licenciements qui sont à venir. La baisse des budgets doit cesser ! Mettez un terme à ce qui apparaît aujourd’hui comme une mise à mort du réseau.

Mais en parallèle, nous clamons haut et fort que depuis le début de la “réforme” en 2010, il y a eu captations et effets d’aubaine de la part de certains hauts responsables du réseau et qu’il faille en tirer les leçons. De même, nous ne pouvons plus laisser le dialogue social dans l’état caricatural où il se trouve aujourd’hui, et particulièrement en matière de :

La représentation des agents en Commission Paritaire. Elle n’est plus aux normes. Comment avoir imposé certaines contraintes de la loi de 2008, sans retenir l’obligation de mise en place de règles de majorité ? Comment rester sur un modèle archaïque avec seulement 6 représentants en CPN ? Vous interdisez ainsi des représentants qui ont plus de 10% de voix d’être représentatifs, présents en CPN et acquérir des droits en tant que représentants nationaux. Dans les secteurs de la Fonction Publique où le nombre d’agents est proche de celui des agents des CCI (environ 25 000), le nombre de représentants dans les Commissions Nationales oscille de 15 à 20. Chez nous c’est 6, permettant à la CFDT et l’UNSA d’être quasi hégémoniques et de participer sans faille à la casse de notre Statut. C’est ce grave défaut de représentation des agents qui a permis à la CPN d’accepter de faire perdre à leurs mandants tous les acquis locaux dans le marchandage lors de la régionalisation. Et on le voit bien aujourd’hui, il n’y avait aucune contrepartie aux négociations !

Droits et rémunération. Les agents ont déjà beaucoup perdu en termes de rémunération avec le gel de la valeur du point depuis 6 ans. Et après avoir perdu tous leurs acquis locaux, ils voient se profiler à présent la menace sur le temps de travail, la hiérarchie des normes (Combrexelle, Badinter) et la privatisation des écoles de commerces (passage des agents aux conventions collectives).

Les agents sont très inquiets pour leur avenir. C’est pourquoi, Madame la Ministre, nous vous demandons de bien vouloir nous recevoir.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

P.G.
pour le
Bureau National de FO-CCI

[1] Voir l’article : Les Echos du 2 février : ” Les chambres de commerce vont encore devoir réduire la voilure “

Fév. 2016 - Les Échos - Les chambres de commerce vont encore devoir réduire la voilure

Téléchargez le courrier

Mailly invité sur LCP (La Chaîne Parlementaire)

Mailly : “Jamais un gouvernement n’a pratiqué aussi peu le dialogue social”

Le secrétaire général de FO a critiqué mercredi “l’interventionnisme” du gouvernement quelques jours avant l’ouverture des négociations sur la convention d’assurance-chômage. Il a aussi exprimé sa méfiance vis-à-vis du projet de loi de réforme du droit du travail.

Mercredi, le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly, était l’invité de Questions d’info sur LCP. Le syndicaliste a critiqué le gouvernement, qui met la pression sur les partenaires sociaux à quelques jours des négociations pour établir une nouvelle convention d’assurance-chômage : “J’ai envie de lui dire ‘occupez-vous de ce qui vous regarde’.

Jean-Claude Mailly estime que “c’est la première fois, toutes couleurs politiques confondues que l’on a un gouvernement aussi interventionniste avant l’ouverture d’une négociation“. Le secrétaire général de FO fustige également un exécutif “qui pratique peu le dialogue social“.

Les Échos – Les chambres de commerce vont encore devoir réduire la voilure

Les Échos

Mardi 02 février 2016

2016-02-02-Les-échos-marcon
André Marcon, le président de CCI France. – HAMILTON/REA

Le réseau des CCI ne va pas échapper à un nouveau plan social en 2016.

La cure d’austérité n’est pas terminée pour les chambres de commerce. Leur budget va encore reculer de 130 millions cette année pour être ramené à un peu moins de 900 millions. Il était encore de 1,3 milliard d’euros en 2012. La baisse en 2016 est certes un tout petit peu moins importante que les années précédentes, mais elle n’en est pas moins sensible.

Licenciements, réorganisation…

Les chambres dont les budgets ont aussi été asséchés par plusieurs prélèvements exceptionnels sur leurs fonds de roulement , ont dû se séparer de quelque 1.600 collaborateurs l’an dernier , sur 25.000. Celle de Paris a fourni près de la moitié de cet effort avec 710 départs en juin dernier (18 % de l’effectif). Elle ne devrait pas en rester là. Elle négocie actuellement « plusieurs dizaines de licenciements », confirme une source. Cela devrait s’accompagner d’une réorganisation en profondeur de certains services, de l’arrêt de formations. La même source ne commente pas la rumeur de regroupements possibles d’écoles, l’ensemble des mesures faisant l’objet de négociations.

Le reste du réseau n’est pas mieux loti. Sous sa forme actuelle, il est en effet en sursis. Ainsi, les 22 chambres régionales seront ramenées à 13 au 1er janvier prochain. Les élections consulaires, prévues initialement à l’automne dernier ne pouvaient pas être organisées tant que la loi Notre sur les régions n’était pas votée et ont été décalées d’un an.

Chambres de départements

De même, les quelque 123 chambres de commerce « historiques », dites territoriales devraient continuer à voir leur nombre diminuer autour d’une centaine. Il semble que le législateur souhaite imposer une chambre par département. Cette notion de politique territoriale est assez éloignée de celle de bassin d’emploi que prône le réseau. Il maintiendra donc vraisemblablement un certain nombre de « bureaux locaux » pour compléter ce réseau mais ce seront nécessairement des structures très légères. De nouveaux ajustements sont inévitables même si les chambres peuvent espérer exercer leurs compétences pour certaines des treize régions.

Dominique Malecot |

À noter
 Les recettes de toutes les infrastructures que gèrent les chambres de commerce comme les ports ou les aéroports ne sont pas incluses dans leurs budgets, car elles ne peuvent être utilisées que pour ces infrastructures

Fév. 2016 - Les Échos - Les chambres de commerce vont encore devoir réduire la voilure

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LOI REBSAMEN – impact CCI

Un recul pour le dialogue social, un grand pas pour le MEDEF

Jacques Degouy – FO-CCI Paca

PERSPECTIVE

Adoptée le 17 Aout 2015 en un temps record, cette Loi parle aujourd’hui pour le Privé. Elle est donc à priori l’apanage des établissements gérés sous formes variées par les CCI, en dehors de leur forme traditionnelle d’Établissements Publics Administratifs.

Ces établissements verraient donc directement impactée leur organisation du dialogue social, en attendant un deuxième opus à venir, comme nous avons déjà un MACRON2 annoncé. Nous savons par ailleurs que son intitulé ne sera pas REBSAMEN2, et que le 49/3 de l’un voudrait y être remplacé par le contrôle des organisations syndicales représentatives via les règles actuelles.

Cette Loi procède de la recherche d’un nouveau type de rapports sociaux et est présentée comme un remède aux congestions de la Croissance, et de l’Entreprenariat. À « congestions », les partenaires sociaux répondraient à terme « cogestion », qui est l’horizon avoué, au moins « des » syndicats catégoriels.

Pour FO-cci par contre, la mission d’une organisation syndicale doit être de plaider pour une société du partage, partage des risques mais alors de la visibilité, partage de la conjoncture économique mais avec des stabilisateurs sociaux adaptés, partage des fruits de l’activité enfin mais de manière encadrée.

RÉORGANISATION, FONCTIONS ET PRÉROGATIVES DES IRP*

À l’heure où les Petites, Moyennes et Très Petites Entreprises, 98% du total des entreprises françaises pour celles de moins de 50 salariés, constituent une part de plus en plus importante des réserves d’Emplois, sans qu’elles soient cependant les mieux loties en matière de lobbying, d’aides publiques et de fiscalité, il était inconcevable de les laisser hors champ de la négociation collective, ou suivant des modalités révélant par trop d’inégalité de traitement avec les entreprises de taille supérieure. La Loi nouvelle vise donc d’abord à « normer » les règles devant s’y appliquer, avec notamment celles concernant les DUP*.

  • Bel exemple avec cette DUP* pour les entreprises de 50 à moins de 300 salariés dont la mise en place est décidée unilatéralement par l’employeur. les DP*, le CE* et le CHSCT* ne devant être que consultés. À défaut, les représentants de ces IRP* peuvent invoquer une « entrave » de la direction, obligation sociale à peu de frais puisque non sanctionnée en l’espèce. Évidemment, tous les partenaires mandatés se voient dotés d’heures de délégation, de crédits d’heures cumulables, de subrogation pour financement, et autres « moyens syndicaux » pour faire passer la pilule, même si on attend encore les décrets d’application.
  • Pour les entreprises plus petites, d’effectifs inférieurs à 50 salariés, ou une DUP* « peut » exister, alors qu’elle n’est devenue obligatoire pour leurs consœurs d’effectifs supérieurs que depuis le 19 Aout 2015, bel exemple de CSHF (Construction sociale Haute fréquence..), on « va  pouvoir » mettre en place des CPR*, comme dans les Chambres consulaires. On trouve par ailleurs quelques perles dans le texte comme l’alternative CPR médiatrices en lieu et place des juges en cas de conflits individuels,

La seconde priorité consiste à « simplifier » la petite famille des IRP*, comme on simplifie tous azimuts, depuis les normes administratives et les assises du même nom.

  • Passés 300 salariés, nous entrons ainsi dans l’espace de l’Instance Unique, dotée de la personnalité civile, et dont existence composition et fonctionnement se décident par accord majoritaire, ce qui est nettement plus évolué. S’ensuivent des calculs d’apothicaire pour éviter aux partenaires sociaux de trop perdre de moyens d’exercice de leurs missions, dits « moyens syndicaux » là encore, avec cette fusion de leurs instances. CGC* l’a bien compris ainsi, avec les organisations patronales, qui taperaient bien à la porte du FPFOS* pour s’octroyer davantage de moyens, à tous les étages de la Loi, et cela non sans quelques différents internes…

REMISE À PLAT DE LA NÉGOCIATION COLLECTIVE

  • L’accompagnement des franchissements de seuils se veut, comme la mise en place d’accords locaux de fonctionnement, empreint de souplesse avec néanmoins des décisions souvent à partir de l’employeur, et avis simple des IRP* existantes. Par exemple, en matière de conclusion, révision ou dénonciation d’accord collectif, plus d’obligation pour l’employeur de consulter préalablement le CE, c’est toujours ça de gagné pour l’employeur, même si CFDT s’en réjouit.
  • L’amélioration et la systématisation de l’accès aux infos économiques et sociales de l’entreprise via le BDES* devient le lieu unique d’accès à toutes les informations utiles pour les PS*, encore faudrait-il que par mesure de simplification là encore, on n’y laisse pas que des informations publiques par ailleurs.
  • La réorganisation dès 2016 enfin, de l’ensemble des consultations annuelles obligatoires, sur trois grandes consultations seulement, va réduire le Temps du dialogue social avec même l’aide possible de l’outil visioconférence, mais qui ne permettrait plus l’expression de votes à bulletins secrets. Ceci dérange au point d’attendre un décret pour ce seul point de fonctionnement.

Cet exemple montre bien que la simplification est un des prétextes commodes, véhicule très général pour réformer dans le pays et dans notre cas, le monde du travail, puisque ce principe trouve à être bafoué dès lors qu’il s’agit d’une problématique pour les salariés. Sur le même mode, dans le dernier rapport public de Juin 2015 dit « bilan de deux années de simplification », issu des services du premier ministre, pour 140 pages de texte, nous en avons 85% sur des mesures concernant les entreprises et seulement 15% pour celles en faveur des particuliers/usagers, aussi est-il légitime de se poser la question de la validité démocratique de ces « avancées ».

  • Rien n’est simplifié pourtant pour les élections professionnelles. Aux syndicats de constituer leurs listes en conformité avec les nouvelles exigences de la parité, sans alternative possible locale lors de l’établissement du protocole d’accord électoral. Voilà qui va occuper intelligemment les PS*, sauf à courir le risque de voir annulées les élections des élus surnuméraires en genre. Tant qu’à faire, on va aussi étendre ce principe aux élections prud’homales.. Les organisations patronales n’auront par contre rien toujours à prouver sur ce plan, ne serait-ce pas discriminatoire ? Pour elles par contre, la contrainte de mettre en place des référendums d’approbation des décisions d’élus mandatés, et cela à la majorité des suffrages exprimés. Est-ce la prolongation des détournements du tout jeune référendum citoyen, comme nous l’avons déjà connu avec les modes pétitionnaires, jusqu’alors réservés aux minoritaires dans les rapports de force économique, qui autorise cette seconde validation redondante, ou bien plutôt un coup de canif de plus dans la représentation des personnels et la légitimité des élus.
  • Le regroupement des consultations annuelles autour de 3 thèmes, (Rémunération sur le temps de Travail et le partage de la Valeur Ajoutée, sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail, sur la gestion des emplois, des parcours professionnels et la mixité des métiers) qui est présenté comme une simplification de bon sens, va demander aux PS* une polyvalence accrue, alors que les nouveaux « moyens syndicaux » qui leur sont donnés individuellement, ne pourront compenser le travail collectif qui pouvait se faire auparavant. Notons là encore un accroissement de l’inégalité de moyens entre versant patronal qui pourra compter sur ses effectifs RH/juridiques pour préparer les négociations et versant salarié, assisté par les seuls moyens de son OSR*.
  • Le regroupement des 17 obligations d’information et des consultations annuelles autour de 3 thèmes là encore (orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale et conditions de travail et d’emploi) illustre le même argument, avec ici encore l’attente de décrets pour arrêter des listes « précises » d’informations à mettre en commun à travers la BDES* (dans laquelle va se fondre l’ancien Bilan Social) ou BUD*, ou à défaut d’accords sur les simples procès-verbaux de délibérations, qui devraient rester conformes au « principe d’effet utile » du droit communautaire, hiérarchie des normes oblige ! Curieux que ce sur ce point, on inscrive dans le droit du travail qu’on doive encore s’y plier alors que le rapport Combrexelle et les travaux en cours de la mission BADINTER s’appliquent à la pulvériser.

Il n’en demeure pas moins que l’élargissement de cette BDES* aux entreprises de – de 300 salariés, alors que sa propagation à celles de 300 salariés et plus, datant de Juin 2014, est encore dans les fonds baptismaux, (CSHF oblige) est plutôt une bonne chose, dès lors que les informations partagées soient bien un supplément pour les PS*. De même, les infos économiques avec notamment l’utilisation faite par l’entreprise des sommes dégagées par le CIR ou le CICE, le partage des infos financières, en matière de FRN* et de marges notamment, en appui des négociations salariales, vont dans le bon sens, celui d’un développement présumé de la Confiance entre protagonistes du monde du Travail.

Cela dit, là où le texte semble réclamer la recherche de mesures visant à supprimer les écarts de rémunération et de différences de déroulement de carrière entre hommes et femmes au sein de l’entreprise, Fo-cci élargit cette exigence à l’ensemble des salariés.

Comme nous l’avons déjà évoqué au sujet des revendications catégorielles, nous pensons que l’injustice ne se résume pas aux différences de classe, de public ou de genre dans l’entreprise, et regrettons que les négociations de plafonds pour les salaires , dont accessoires, et donc leur visibilité, ne soient pas prévues par cette Loi, signe encore que le législateur accrédite une vision « grosses entreprises » chère au Medef , privilégiant les « meilleurs » ou « talents » de profil parfois international au détriment de toutes les autres parties prenantes internes et externes des effectifs salariés. Pourtant, même le rapport AFEP/MEDEF revendiquant la transparence sur les rémunérations « significatives », a été validé par la quasi-totalité des conseils du SBF120, sociétés encore françaises s’entend…

NOUVEAUX DROITS POUR LA REPRÉSENTATION DES SALARIES

Outre l’interrogation récurrente sur la volonté ou non des partenaires sociaux en place de réduire drastiquement le salariat en France sauf à le précariser de manière systématique, on constate que de nouveaux droits apparaissent non pour les salariés, mais pour leurs représentants. On peut craindre que cette perspective ne marque la volonté d’en finir définitivement avec la défense des intérêts des travailleurs. Nous allons vers la même professionnalisation de la fonction syndicale que nous avons depuis des lustres une professionnalisation des fonctions politiques. La différence reste que dans le cas du représentant des salariés, le lien de subordination demeurera envers l’employeur et non envers le pays.

  • À partir d’une estimation de 30% de leur durée de travail consacrée à leurs mandats, les RP/DS se voient attribuer la garantie d’une évolution de rémunération au moins égale à la moyenne des augmentations individuelles. Ceci peut probablement répondre à la crise des vocations, pas à celle de l’abstention lors des élections professionnelles.
  • Le parcours syndical ou de représentant est validé et reconnu professionnellement. À cet effet, les certifications seront inscrites au RNCP*, en blocs de compétences permettant l’obtention de dispenses en matière de VAE* par exemple. CGC* notamment, pousse les feux jusqu’à demander des évaluations extérieures avec prise en charge des coûts négociables par accords… Le représentant du personnel et le futur DS* seront à présent clairement d’abord représentant d’eux-mêmes.
  • Cette mutation trouve son apogée dans la règlementation en matière d’administrateurs salariés. Les RP* vont côtoyer les CODIR* et seront de toutes les AG*. Le texte ne précise pas si on compte les associer aux prises de décisions (codécision « à la française ») et s’ils seront rémunérés particulièrement pour leurs prestations. Ceci ne fait que conforter la mise en orbite du grand encadrement dans la représentation salariée. On voit ce que ça a pu donner avec les débordements vécus chez Air-France, dont les navigants obtiennent, c’est à noter, une petite douceur avec l’assouplissement de leur décompte de leurs heures de délégation en jours et demi-journées, alors que leurs collègues de la base se font virer sans sommation.
  • Enfin, les mandats sont encadrables par des entretiens individuels en début de mandat, comme en fin, ce dernier coïncidant avec l’entretien professionnel, et donc n’autorisant pas l’assistance d’une tierce personne. Pour le premier par contre, il sera recommandé à nos futurs représentants de venir assistés, alors que l’employeur ne le pouvant pas, et ayant été « contraint » de l’organiser, devra exposer clairement le cadre, les attentes et les spécificités du mandat dans l’entreprise.

SANTÉ et TRAVAIL – Autres mesures diverses

Après le coup de la Mutuelle, sur lequel les partenaires sociaux se sont faits rouler dans la farine plus que copieusement, la carte santé, touchant au sociétal, méritait d’être encore jouée. Évidemment, le Medef surtout trouvera à y redire sur les questions de la pénibilité et de l’élargissement de l’assiette des maladies professionnelles avec le spectre omniprésent des risques psycho-sociaux (pas jusqu’au suicide quand même !), mais il y trouve de bien notables compensations. Notons que se révèle bien ici un patronat d’assureurs bien accroché au principe de précaution pour faire le bonheur des salariés malgré eux.

  • Finie la fiche individuelle d’exposition, qui de fait, n’a jamais vu le jour, mais déclaration supplémentaire via la DADS des éléments des comptes pénibilité. Par contre, l’employeur est présumé de bonne foi et ça ne coûte rien en 2015-2016, sauf pour les publics spécifiques concernés.
  • Reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle. Comme on voit mal comment les conditions de travail vont s’humaniser dans les années qui viennent, à partir du modèle hyper-libéral mondialisé, on prévoit le coup. C’est exactement la même technique que les numéros verts de cabinets de psychologues patentés, payés pour écouter les ravages du mal-être en entreprise, à défaut que le management s’y intéresse et surtout soit capable de le traiter.
  • Facilité accrue de licenciement pour inaptitude physique. Là encore, quelles nouvelles terres de conquête vise le patronat ? Celles du licenciement et de son encadrement juridique sont particulièrement stratégiques puisqu’après avoir banalisé la cessation volontaire, il faut s’attaquer au bastion des superflus non volontaires…
  • Sur le plan de la médecine du travail, l’air du temps (rapport ISSINDOU) est de réduire l’accompagnement des salariés sur le plan médical, mais pour ce faire, il faut donner le change quelque part. C’est donc en intensifiant le suivi de publics spécifiques restreints qu’on peut se dégager de confortables marges sur l’effectif total. Gageons que même si son rôle est prétendument étendu, le médecin du travail et les structures qui l’emploient risquent de devoir faire quelques concessions, sur un marché devenu très concurrentiel.

Parmi les autres mesures, on retrouve le goût de ce gouvernement pour le « patchwork », le mode « cavalier » de la Loi MACRON1, qui vise à mettre les bouchées doubles avant une éventuelle alternance politique. Les intermittents font désordre depuis des lustres, donnons-leur un peu de mou. La palette de contrats alternatifs au CDI s’agrémente de nouveaux venus, et les CDD peuvent s’épanouir plus facilement. Enfin, ce dernier bric à brac achève le CV anonyme « obligatoire » jamais mis en service. L’important, c’est la trajectoire…

  • Le CDI d’intérim est une grande invention. Sous couvert d’ouvrir aux intéressés les portes de l’endettement, on n’ose penser hypothécaire rechargeable, on va pouvoir autoriser les employeurs intérims privés à économiser 10% sur les salaires versés. Précarité bien ordonnée commence par les autres puisque les mêmes avaient déjà eu la fève avec les marchés juteux de Pôle Emploi.
  • Rechargeable va être le CDD de même que le contrat de mission. C’est vrai qu’on sait quand ça commence une collaboration, mais plus rarement quand ça finit, dans le contexte de stress économique ambiant. Fort heureusement en 2015, les dividendes et les levées d’option ont été exceptionnels.
  • Enfin, en 2016, la prime d’activité vient apprendre la patience aux temporairement oubliés du monde du travail et leur octroyer un potentiel bonus mensuel de 67€ maximum par rapport au défunt RSA. Évidemment, ça change tout.

CONCLUSIONS

Même si, comme il vient d’être détaillé, ce fut Noël avant l’heure pour les organisations patronales et surtout le MEDEF, leur légendaire mauvaise foi les a amenés à gémir et grincer devant tantôt, les concessions qu’ils ont dû faire aux portes du Sénat, tantôt l’inévitable paralysie que ces règles nouvelles vont imposer à leur soif de liberté d’action, tantôt la totale inefficacité de celles-ci pour contribuer à une ambitieuse collaboration des parties prenantes dans l’entreprise et qui ne leur coûte pas un liard. Derrière cette posture de principe, il y a bien en filigrane la stratégie d’un patronat de combat, non de responsabilité. Après s’être donné les moyens pour affaiblir les appareils syndicaux dans la Fonction Publique, un certain patronat au prix d’alliances improbables avec une certaine représentation politique, enchaîne les groupes de travail, les conférences sociales, les auditions lors de missions parlementaires, empile ainsi des textes supplémentaires en matière sociale, tout en prétendant vouloir toiletter le Code du travail, cela sans qu’on ait eu le temps d’en apprécier l’efficacité, et autorise enfin le moins-disant social au nom d’une sacro-sainte productivité dont toujours moins de travailleurs vont pouvoir profiter comme ils le mériteraient.

À Fo-cci, nous pensons, comme en physique, le point mort bas atteint, et que le cycle inverse est en route. L’opinion publique se fait dans les collectifs. Par les échanges, elle voit bien ou a mené l’ostracisation, notamment via les instituts de sondage « maison », de la paresse des Français, de leur inertie réfractaire à toutes mobilités, de leur aveuglement face à la réalité des marchés mondialisés, des « fonctionnaires », des « fraudeurs aux allocations », des « grévistes irresponsables », et autres boucs émissaires, en fait toujours de classe, alors que les pseudo moutons noirs qui composent ces groupes sont ceux qui font tourner l’économie par leur consommation déjà programmée, et pallient à l’insuffisance sans cesse grandissante de l’État en matière de solidarité notamment. Il n’en est que de pointer les secteurs économiques que les mêmes risquent de mettre en péril avec une validation sans règles équitables du traité transatlantique : produits alimentaires transformés, équipements de transport, habillement, soit autant de secteurs vivant des consommations individuelles, à livrer sans vergogne aux multinationales étrangères. Cet effet « ciseau » aura pour conséquence l’asservissement des français, pris entre baisse inexorable de leur pouvoir d’achat et confiscation de toutes les offres locales, voire nationales sauf sur quelques secteurs, de marchés typiquement haut de gamme,

Plus que jamais, c’est de force dont nous avons besoin, et d’abord de Force Ouvrière car la crise n’est plus économique, mais bel et bien et structurellement sociale.

AG : Assemblée Générale

BDES : Base de Données Économiques et sociales

CE : Comité d’Entreprise

CHSCT : Comité d’Hygiène et de Sécurité et des Conditions de Travail

DP : Délégué du Personnel

DUP : Délégation Unique du Personnel

FPFOS : Fonds Paritaire de Financement des Organisations Syndicales

IRP : Instance Représentative du Personnel

OSR : Organisations Syndicales Représentatives

PS : Partenaires Sociaux

RNCP : Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles

VAE : Validation des Acquis de l’Expérience

 

Janv. 2016 - Point de vue loi Rebsamen

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Relaxe des 8 syndicalistes Goodyear !

Non à la répression !
Relaxe des 8 syndicalistes

Motion adoptée par le Bureau National de FO-CCI

Les syndiqué(e)s Force Ouvrière des Chambres de Commerce soutiennent les 8 syndicalistes de GOODYEAR condamnés arbitrairement et disproportionnellement à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

STOP à la répression frappant les militants CGT de Goodyear

Le mardi 12 janvier 2016, le Tribunal d’Amiens vient de rendre son jugement concernant les 8 syndicalistes « ex Goodyear » poursuivis par le Procureur de la République pour « séquestration ». 24 mois de prison dont 9 mois fermes ! C’est un véritable scandale et une atteinte grave à la liberté de défendre ou conquérir des droits sociaux !

Le gouvernement est plus apte à faire condamner des ouvriers, les syndicalistes qui n’ont comme seul reproche que d’avoir défendu leurs emplois pendant plus de 7 ans, alors que les patrons délinquants en col blanc qui bafouent le Code du Travail au quotidien, fraudent le fisc au travers de paradis fiscaux, licencient en toute impunité, ne sont jamais inquiétés !

Le syndicat Force Ouvrière des Chambres de Commerce est indigné. Il apporte tout son soutien fraternel aux 8 syndicalistes et au syndicat CGT Goodyear dans cette terrible injustice qu’ils subissent.

Ce jugement inique est une véritable arme de guerre contre le monde du travail, contre les syndicats. Rien ne peut justifier un tel acharnement, si ce n’est que de vouloir museler les salariés, en profitant d’un état d’urgence pour casser les acquis sociaux et le Code du Travail.

Dans ce contexte de début d’année : État d’Urgence avec des interdictions de manifestations, une loi mortifère en préparation contre le Code du Travail, les lois Macron et Rebsamen, tout est fait pour museler le syndicalisme et réduire à peau de chagrin les droits et acquis sociaux des salarié(e)s.

Soutien inconditionnel
aux syndicalistes injustement condamnés !

Non à la répression contre les salariés et les syndicalistes !

Relaxe des 8 syndicalistes
Janv. 2016 - Relaxe des syndicalistes Goodyear

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Méthodiquement, Valls-Macron, le patronat et la CFDT démantèlent le Statut

La CPN de décembre a adopté de nouveaux reculs !

Le relevé de décisions de la CPN vient de paraître[1]. De nouveau, la complicité du gouvernement Valls-Macron, du patronat (CCI France) et de la CFDT crève les yeux. Sans la CFDT ces reculs n’auraient jamais été adoptés :

– Accord relatif aux nouvelles modalités de départ. La CPN adopte l’accord… (9 voix pour : délégation des présidents, de la CFDT-CCI)…”

Nouvelles modalités de licenciements pour suppression de poste :

  • le nombre d’étapes est réduit, les représentants du personnel ont donc moins de possibilités de bloquer ou ralentir la procédure.
  • les délais sont raccourcis, les agents et les organisations syndicales ont moins de temps pour se battre pendant que l’agent est encore dans son service.
  • les délais sont raccourcis, les agents sont licenciés plus rapidement, la chambre économise au moins 5 mois de salaires !
  • comme la procédure est simplifiée, les agents ont moins d’opportunités pour contester la procédure au Tribunal Administratif !
  • vu les délais, très difficile d’envisager un reclassement véritable,
  • vu les délais, impossible de préparer une reconversion,
  • aucune proposition pour les 6 mois de carence (pas indemnités chômage),
  • aucune proposition pour aller dans le sens de la reconnaissance du caractère économique des licenciements

Moins de temps pour se battre, moins de temps et de moyens pour les organisations syndicales, moins de moyens pour ensuite contester au TA, moins de possibilité de se reclasser ou se reconvertir, moins de temps et de moyens pour tenter d’empêcher que l’agent ne se retrouve à Pôle Emploi. Certes une indemnité forfaitaire de 15 000 € est ajoutée, mais l’agent est perdant car, peu à peu, on le désarme, on l’impuissante.

Pérennisation pour une durée indéterminée du dispositif CCART :

  • L’accord reconduit tous les aspects négatifs de la CCART. (délais courts, aucune contrainte sur la Commission d’Homologation et sur la communication du contenu de la convention…)
  • L’indemnité de départ est inférieure à l’indemnité de licenciement pour suppression de poste.
  • Les organisations syndicales sont impuissantes puisque c’est le Président de la Chambre qui homologue sa propre signature !!!

– Complément à l’accord relatif aux nouvelles modalités de départ. La CPN adopte le complément d’accord… (9 voix pour : délégation des présidents, de la CFDT-CCI)…”

– Fixation du taux directeur pour 2016. La CPN décide de fixer à 0.1% le taux directeur pour l’année 2016… (4 abstentions : délégation de la CFDT-CCI et la présidence de la CPN)…”

La CFDT n’a même pas osé voter contre un taux directeur à 0.1% ! Les autres mesures adoptées en CPN le sont soit avec la CFDT seule soit avec les votes de l’UNSA.

Il n’y a rien de bon à attendre de cette CPN. Ensemble ou à tour de rôle, CFDT et UNSA vont poursuivre leur travail de sape !

À Force Ouvrière nous pensons que la question de la grève se pose aujourd’hui dans le réseau. Sans mouvement des agents sur leurs revendications, la CPN continuera de fournir à l’État et à CCI France les outils pour vider les services.

C’est parce qu’elles établissent le même constat que les 3 confédérations nationales Force Ouvrière, CGT et Solidaires appellent pour mardi 26 janvier à une journée de grève dans la Fonction Publique. Force Ouvrière-CCI apporte son soutien à cette journée de grève car nous aboutissons aux mêmes conclusions. Nous ne voyons pas comment les agents pourront obtenir satisfaction à leurs revendications sans l’établissement d’un rapport de force avec le gouvernement et le patronat.

La casse, ça suffit ! Il est temps de mettre un coup d’arrêt

Exigeons le retrait de tous ces projets
de réduction du personnel et de mutations.

Refusons toutes suppressions de postes
et ses cohortes de licenciements.

Augmentation générale des salaires
Le point à 5 € !

Rejoignez le syndicalisme indépendant

Construisez, renforcez vos sections Force Ouvrière
pour établir un rapport de force en faveur des agents

Lundi 25 janvier 2016

[1] Le relevé de décisions est disponible sur le site de FO-CCI. http://www.fo-cci.org/wp-content/uploads/2016/01/2015-12-07-RD-CPN.pdf

Janv. 2016 - Méthodiquement, Valls-Macron, le patronat et la CFDT démantèlent le Statut

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Grève 26 janvier – Appel commun FO-CGT-Solidaires

2016-01-18 Déclaration commune FO CGT SOLIDAIRES

2016-01-18 Déclaration commune FO CGT SOLIDAIRES

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Grève 26 janvier – Appel commun FEC-FO et CGT organismes sociaux

2016-01-Appel-commun-FO-CGT-organismes-sociaux_Page1 2016-01-Appel-commun-FO-CGT-organismes-sociaux_Page2

Janv. 2016 - Appel commun FEC-FO et CGT organismes sociaux

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Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale de Force Ouvrière du 21 janvier 2016

logo-FO

Communiqué de la Confédération du 21 janvier 2016

Réunie à Paris le 21 janvier 2016 la Commission Exécutive de Force Ouvrière tire la sonnette d’alarme.

En premier lieu la persistance de l’état d’urgence, la loi sur le renseignement, les dispositions pénales à venir ainsi que la perspective d’une modification constitutionnelle avec notamment la déchéance de nationalité, à laquelle Force Ouvrière est opposée, menacent de plus en plus les libertés individuelles et collectives.

En second lieu les récentes déclarations du Président de la République sur le Code du travail, sur l’évolution du CICE en nouvelles exonérations de cotisations sociales ou encore sur l’assurance chômage annoncent une remise en cause du modèle républicain assurant une égalité de droit entre les salariés et ancrent la politique économique et sociale dans une logique libérale et d’austérité dangereuse socialement, économiquement et démocratiquement.

Face à une telle situation, la Commission Exécutive réaffirme le soutien de Force Ouvrière à la grève et aux manifestations du 26 janvier 2016 dans les fonctions publiques et la Sécurité sociale et, conformément à la résolution du Comité Confédéral National du 8 octobre 2015, décide d’accentuer la pression par une large information des salariés afin de préparer une réponse interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité

Paris, 21 janvier 2016

21 janv. 2016 -Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale de Force Ouvrière

Téléchargez le communiqué

Hollande veut porter un coup mortel au Droit du Travail

Prenez connaissance de l’article de l’Est-Éclair du 18 janvier.

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François Hollande et les mesures pour l’emploi: principaux points

18 janvier 2016

Voici les principales annonces en faveur de l’emploi du président François Hollande lundi devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

EMPLOI

L’emploi est «la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français».

PRIME À L’EMBAUCHE

Une aide de «2.000 euros par an» sera versée à toute entreprise de moins de 250 salariés «qui recrutera un jeune ou un demandeur d’emploi» en CDI ou en CDD de six mois et plus, avec un salaire entre 1 et 1,3 fois le Smic. « Effectif dès aujourd’hui », le dispositif «est établi pour une durée de deux ans», «le temps du basculement du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en baisse définitive de charges».

FORMATION ET APPRENTISSAGE

La formation de 500.000 chômeurs, qui n’est «pas une mesure conjoncturelle ou un artifice statistique», sera financée à hauteur d’un milliard d’euros par l’État.

Les partenaires sociaux définiront les formations «branche par branche, région par région» pour répondre aux besoins des entreprises. Parmi les secteurs cités, les activités liées à la transition numérique et énergétique, mais aussi le bâtiment, l’aéronautique, la sécurité.

L’apprentissage, «filière de réussite», sera aussi développé en permettant l’entrée à tout moment de l’année. L’État s’engagera en créant d’ici à 2017 «1 000 postes» affectés aux formations en alternance.

Le gouvernement est «prêt à modifier la loi si nécessaire» pour «étendre les compétences des régions» sur la formation et l’apprentissage.

Concernant les contrats de professionnalisation, François Hollande a fixé un objectif de «50 000 bénéficiaires» parmi les chômeurs, «au lieu de 8 000» aujourd’hui. Ce dispositif de formation continue, accessible sans critère d’âge, bénéficie actuellement à environ 190.000 personnes, en grande majorité des jeunes.

COÛT

Ce plan d’urgence coûtera «plus de deux milliards d’euros» à l’État, intégralement financés «par des économies» budgétaires.

RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL

La loi fixera les règles minimales — le «socle garanti des droits pour chaque salarié auquel il n’est pas possible de déroger» — sur la base des grands principes qui seront proposés la semaine prochaine par le rapport Badinter, « le reste sera renvoyé à la négociation collective ».

En particulier, elle «conférera à l’accord d’entreprise» la responsabilité de fixer les modalités d’organisations du temps de travail «sans remettre en cause la durée légale». L’entreprise «pourra fixer le taux de majoration et le nombre des heures supplémentaires, ou moduler le temps de travail au-delà même de l’année».

La loi donnera aussi «plus de place à l’accord collectif lorsqu’il est conclu dans l’intérêt» de l’emploi et les «stipulations de l’accord pourront s’imposer à celles du contrat de travail».

CICE

Le président veut «transformer aussi vite que possible le CICE en baisse définitive des cotisations sociales», afin «qu’il n’y ait pas de doute sur l’engagement qui a été pris» vis-à-vis des entreprises.

Le pacte de responsabilité a produit «des résultats significatifs mais encore insuffisants», il faudra en «faire l’évaluation».

RECHERCHE ET INNOVATION

«Le crédit impôt recherche sera pérennisé» et la recherche publique, «dotée de nouveaux moyens pour garder nos talents et en attirer d’autres venant de l’extérieur».

ASSURANCE CHÔMAGE

La prochaine renégociation de l’assurance chômage par les partenaires sociaux doit être «l’occasion de revoir un certain nombre de règles et de réorienter les financements» pour «accompagner le retour vers l’emploi».

INDEMNITÉS DE LICENCIEMENT

«La réforme des prud’hommes introduite dans la loi Macron sera parachevée en introduisant notamment le plafonnement pour les indemnités (de licenciement, NDLR) en fonction de l’ancienneté».

18 janv. 2016 - Prenez connaissance de l'article de l’Est-Éclair du 18 janvier

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Niveau de vie : l’écart entre retraités et actifs appelé à se creuser

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Communiqué de la Confédération du 6 janvier 2016

Dans son rapport annuel rendu public fin décembre 2015, le Conseil d’orientation des retraites s’est penché sur la situation matérielle des retraités en France.

Un montant brut moyen de 1 578 euros par mois : telle est la pension totale touchée par un retraité résidant en France à la fin 2013. Il inclut la retraite de base, la retraite complémentaire et la pension de réversion pour les veufs ou veuves. Selon les estimations du Conseil d’orientation des retraites (COR), la pension moyenne des hommes atteignait 1 884 euros brut et celle des femmes 1 314 euros brut. Autrement dit, en moyenne les femmes touchent une pension de 30% inférieure à celle des hommes.

Le rapport moyen entre la première pension nette et le salaire net de fin de carrière s’établit à 75%. « Tous ces chiffres ne sont évidemment pas contestables, mais il convient de rappeler que ce ne sont que des cas types ou des moyennes. Il y a un éloignement par rapport au réel puisque le propre d’une moyenne c’est de diluer des réalités qui peuvent parfois être difficiles », indique Philippe Pihet, secrétaire confédéral FO chargé des retraites.

Les contre-réformes des retraites en cause

Selon le COR, le niveau de vie des retraités comparé à celui du reste de la population devrait diminuer après le milieu des années 2020, alors qu’il est légèrement supérieur depuis une vingtaine d’années. Le rapport entre la pension nette moyenne des retraités et le salaire moyen net, estimé à 66% en 2015, se situerait entre 45 et 58% en 2060, selon les différents scénarios du COR. En cause, l’indexation des pensions sur l’évolution des prix et non plus sur les salaires, « mais aussi le nombre de trimestres de cotisation qui augmente, en bref les nouvelles règles imposées par les contre-réformes des retraites depuis 1993 », souligne Philippe Pihet.

L’état des lieux du COR sur la situation des retraités en France relève que les dépenses de santé à la charge des ménages (cotisations aux complémentaires et reste à payer après remboursement) représentent une part plus importante des revenus chez les retraités : de 3,3% chez les non-retraités, elle passe à 4,5% chez les 56-65 ans et à 6,6% chez les plus de 75 ans.

Par ailleurs, si la majorité des retraités a une tendance à l’épargne, un quart d’entre eux «désépargnerait». « Ce pourrait être le cas notamment de ceux qui ont les niveaux de vie les plus faibles, sur lesquels pèsent particulièrement les dépenses de santé restant à leur charge », indique le COR. Sont principalement concernées des personnes en perte d’autonomie, amenées à se priver de leur patrimoine en raison du coût des soins et de l’hébergement en établissement.

Un patrimoine qui est très inégalement réparti entre les retraités. « En 2010, environ 1% des ménages retraités détiennent plus de 2 millions d’euros de patrimoine, alors que la moitié d’entre eux en détient moins de 174 000 euros », note le COR.

Françoise Lambert

Repères : Les retraités en nombres
La France compte 15,1 millions de retraités, ce qui représente près de 23 % de la population. Parmi eux, 14,5 millions perçoivent une pension de retraite de droit direct, 54 % sont des femmes et la moitié ont moins de 70 ans. S’y ajoutent environ 600 000 personnes qui ne perçoivent pas de pension directe mais qui sont bénéficiaires d’une pension de réversion, en majorité des femmes

 

6 janv. 2016 - Niveau de vie : l’écart entre retraités et actifs appelé à se creuser

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FO-CCI écrit à la Haute Autorité de la Concurrence

Á l’attention de Mesdames, Messieurs
les membres de la Haute Autorité de la Concurrence
11 rue de l’Échelle
75001 Paris

Le lundi 4 janvier 2016

Objet : Nouveau périmètre et nouvelles légitimités pour les Chambres de Commerce et d’Industrie

Mesdames, Messieurs les membres de la HAC,

FO-cci est le représentant indépendant des salariés du réseau consulaire, à commencer par les plus modestes. Nous pensons que ce réseau est actuellement remis en cause de manière brutale avec la diminution des financements publics, ce qui menace les emplois dans des proportions encore indéterminées mais déjà considérables.

La disparité entre chambres étant grande en matière d’autonomie financière, celle-ci se retrouvera naturellement dans les conséquences en matière de solvabilité et donc de capacité à préserver les emplois. Afin d’assurer une viabilité aux actions nouvelles qu’elles doivent mettre en place pour passer cette transition, il nous a semblé opportun comme nous autorise à le faire l’article L462-1 du code de commerce, de vous consulter pour recueillir votre avis sur les marges de manœuvre existantes à cette fin.

Pour introduire notre demande, nous nous sommes intéressés à vos avis antérieurs qui approchent cette problématique et ont, à notre sens, déjà préparé le terrain.

Ainsi lors de votre avis 14-A-10 du 31/07/14, vous avez rappelé les principes et modalités pour l’intervention économique des personnes publiques indépendamment de leurs missions actuelles de service public, missions qu’il nous serait indispensable de vous voir nous rappeler de manière la plus exhaustive possible concernant les CCI :

  • qu’elle agisse dans la limite de ses compétences, actuelles et potentielles
  • que son intervention sur le marché soit justifié par un intérêt public (soit carence de l’initiative privée, soit pour rendre accessible un service au plus grand nombre)
  • que les autorités administratives sont seules compétentes pour juger du respect ou pas de ces conditions, en précisant plus particulièrement lesquelles
  • qu’enfin, on ne puisse leur faire grief de pratiques anticoncurrentielles. Précisons que par son discours du 19/9, notre nouvelle ministre de tutelle Mme PINVILLE, a déclaré « approuver la volonté du réseau des CCI de revoir et ajuster son offre de services, compte-tenu de la concurrence exercée par de nouveaux acteurs publics et para-publics ». Notre tutelle entre donc dans le vif du sujet et suggère par là des ouvertures fortes à offrir au réseau.

Nous n’avons par contre pas trouvé de demande officielle de CCI France auprès de votre haute Autorité, qui aurait visé au même but que le nôtre. Celui de garantir une légitimité aux initiatives prises par le réseau pour réduire sa dépendance, en l’espèce à la TFC, et rebondir devant l’effet ciseau subi, baisse continue des ressources sur budget déjà serrés.

Pourtant, nombre de documents législatifs, émanant du réseau des CCI, ou s’y référant, abordent la question de ses rôles et missions traditionnels et à venir. Nous en joignons les références en Annexe pour examen.

Ceci posé, nous avons, en laissant de côté l’éventualité de fusions des 3 réseaux consulaires entre eux et l’incorporation d’autres acteurs de droit public, deux champs à interroger pour aider à la définition des nouvelles missions entendues comme « légitimes » pour notre réseau consulaire.

  • Concurrence avec le secteur privé. Nos domaines « de service public » peuvent-ils être entrepris par des sociétés commerciales, qui par exemple distribuent avec marge nos produits et services ? Pouvons-nous aujourd’hui et avec les réserves précédentes nous positionner seuls ou en partenariat sur n’importe quels marchés, avec des pratiques commerciales courantes ?
  • Concurrence avec le secteur public. D’autres acteurs publics ont investi des fonctions traditionnellement exercées par les Chambres de Commerce. Considérant qu’elles n’ont pas été affaiblies de la même manière, ne peut-on envisager que cela présente une distorsion concurrentielle qui doive trouver à se résoudre par des partenariats obligés par exemple ?

Nous vous remercions donc vivement pour l’aide que votre avis pourra apporter à la défense des emplois aujourd’hui menacés par le maintien d’une pression financière continue et croissante sur le réseau depuis 3 ans.

Dans cette attente, veuillez recevoir, Mesdames et Messieurs les membres de la HAC, l’assurance de notre considération distinguée.

Pierre Giacometti
Secrétaire Général de FO-CCI


ANNEXES
Code Commerce L 710-1 et D711-67 / L711-1 et suivants (Loi 23/7/2010) (http://www.legifrance.gouv.fr/).

28/5/2012 Pacte de confiance (ou COP) État/CCI (http://www.fo-cci.org/wp-content/uploads/2016/01/Pacte-de-confiance-sign%C3%A9-le-28-mai-par-AYRAULT-MARCON.pdf)

Rapport de la mission parlementaire MEC sur financement des réseaux consulaires 07/2015 (http://www.fo-cci.org/wp-content/uploads/2015/09/Rapport-de-la-Mission-dEvaluation-de-de-Controle.pdf)

Juillet 2013 Rapport CPO sur fiscalité affectée aux CCI et réponse CCI France (http://www.fo-cci.org/wp-content/uploads/2016/01/Contre-arguments-CCI-sur-le-rapport-CPO-taxes-affectees-juillet-2013.pdf)

Programme de développement CCI France dit « CCI de DEMAIN » (http://www.fo-cci.org/wp-content/uploads/2016/01/CCI-de-demain.pdf)

Rapport sur l’impact de la réduction des ressources fiscales affectées aux CCI 09/2015 (http://www.fo-cci.org/wp-content/uploads/2016/01/Rapport-impact-r%C3%A9duction-ressources-fiscales-CCI.pdf)

Discours de Madame Pinville à Lyon le 19-09-2015 (http://www.fo-cci.org/wp-content/uploads/2016/01/Discours-ministre-Pinville-Lyon-09-2015.pdf)

Les Échos – Les écoles consulaires en route vers une « privatisation douce »

Marie-Christine Corbier
Lundi 21 décembre 2015

Pour avoir davantage d'argent, il faut « changer de gouvernance ». En 2016, le nouveau statut d'établissement d'enseignement supérieur consulaire (EESC), prévu par la loi Mandon de 2014, sera adopté par plusieurs grandes écoles de management. - Photo Jérôme Chatin/Expansion-Réa
Pour avoir davantage d’argent, il faut « changer de gouvernance ». En 2016, le nouveau statut d’établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC), prévu par la loi Mandon de 2014, sera adopté par plusieurs grandes écoles de management. – Photo Jérôme Chatin/Expansion-Réa

Plusieurs écoles de management changeront de statut en 2016, dans le sillage de HEC. De nouveaux investisseurs s’intéressent à leur capital.

Elles se présentent comme des « pionnières ». Toulouse Business School (TBS), Grenoble École de management (GEM), le groupe ESC Dijon Bourgogne et Neoma se préparent à adopter, en 2016, le nouveau statut d’établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC) prévu par la loi Mandon de 2014. Ce statut de société anonyme dérogatoire avait au départ été conçu pour HEC, qui l’adoptera au 1er janvier 2016.

« On a décidé d’y aller, on souhaitait être parmi les premières écoles, dans le sillage de HEC », indique François Bonvalet, directeur général de TBS. Une nouvelle structure verra le jour le 1er janvier, et le nouveau statut sera opérationnel au plus tard le 1er septembre, le temps d’obtenir toutes les autorisations. GEM a fait un choix similaire : le futur statut sera effectif fin juin. « Tout est engagé. Les arbitrages politiques ont été rendus », ajoute de son côté le groupe ESC Dijon Bourgogne. Neoma est un peu moins avancée, mais le directeur général de l’école, Frank Bostyn, vise un nouveau statut pour septembre.

Pourquoi changer de statut ? « Les écoles sont confrontées à un problème majeur de financement, répond Loïck Roche, directeur de GEM. Pour avoir davantage d’argent, il faut « changer de gouvernance » et « se rapprocher de celle d’une entreprise », poursuit-il. « Pas pour agir comme une entreprise, mais pour avoir les mêmes leviers d’action sur le développement à l’international, le management ou le rachat d’une structure. » Autant de domaines dans lesquels les écoles sous statut consulaire sont limitées. « Il faut qu’on se désentrave de nos chaînes et qu’on gagne en agilité », complète Loïck Roche. Avec ce nouveau statut, les chambres de commerce pourront céder le patrimoine immobilier aux écoles, en échange d’une entrée au capital des nouvelles sociétés. « Le statut va permettre de changer la structure financière des écoles », se félicite ainsi Stéphan Bourcieu, directeur général du groupe ESC Dijon Bourgogne. Aujourd’hui, les écoles – simples services des chambres de commerce ou associations – ont très peu de fonds propres. « Quand vous récupérez un patrimoine immobilier de plusieurs millions ou dizaines de millions d’euros, cela change radicalement vos ratios financiers et la relation avec les banques », ajoute-t-il. La loi Mandon prévoit par ailleurs un transfert immobilier sans droits de succession ni de mutation.

Pas de dividendes, des réinvestissements

Une autre disposition de cette loi interdit aux écoles sous nouveau statut de verser des dividendes à leurs actionnaires. Les investisseurs intéressés devront réinvestir leurs profits. Et les chambres de commerce, détenir au moins 51 % du capital. C’est « une privatisation douce », commente un directeur d’école.

Ce qui n’empêche pas les investisseurs privés de frapper à la porte des écoles. À Toulouse, sans nommer Airbus, François Bonvalet évoque de « grosses entreprises nationales ayant un lien historique avec l’école ». A Grenoble, Loïck Roche envisage dans un premier temps « un pool d’entreprises locales » et ensuite « un développement international avec des partenaires étrangers, sous forme de filialisation, sur le modèle de CentraleSupelec ». À Dijon, sept à huit dirigeants d’entreprise pourraient investir au nom de leur entreprise ou à titre personnel. Les fonds d’investissement, eux aussi, convoitent les écoles de management françaises. « Les plus performantes sont très courtisées », confirme Loïck Roche. La plupart des directeurs d’école n’écartent pas l’arrivée de tels actionnaires. Mais à certaines conditions. « On ne s’interdit pas de tels contacts, mais les montants à investir dans la recherche pour maintenir la triple accréditation de l’école condamnent l’hypothèse d’avoir de très gros bénéfices », prévient François Bonvalet. Il faudra « explorer – c’est-à-dire s’informer – sur [ce que proposeront, NDLR] les fonds », ajoute prudemment Loïck Roche. L’acceptation de tels actionnaires « dépendra, comme pour les entreprises, de leur alignement avec la mission de l’école », poursuit Frank Bostyn. « Il faudra des actionnaires qui ont un intérêt à faire avancer l’enseignement supérieur, et non un intérêt commercial ». L’absence de versement de dividendes ne freinera pas les fonds d’investissement, parie un directeur d’école. Il prédit qu’ils verront, avec les nouvelles sociétés, « le moyen de mettre un pied dans la porte et qu’un jour, la loi qui impose aujourd’hui aux chambres de commerce de garder la majorité du capital des écoles évoluera ».

Marie-Christine Corbier, Les Échos

21 déc. 2015 - Les écoles consulaires en route vers une « privatisation douce »

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Les Échos – Xavier Cornu, CCI Paris Île-de-France : « Il y aura des fusions entre écoles »

Marie-Christine Corbier
Lundi 21 décembre 2015

Xavier Cornu est aujourd'hui conseiller du président et du directeur général de la CCI Paris-Île-de-France
Xavier Cornu est aujourd’hui conseiller du président et du directeur général de la CCI Paris-Île-de-France

La CCI Paris-Île-de-France voit d’un bon œil l’arrivée de fonds d’investissement privés au capital des écoles consulaires.

Il a contribué à faire de HEC, de l’Essec et de l’ESCP Europe « des marques puissantes ». Imposé l’école Ferrandi et celle des Gobelins dans le paysage de l’enseignement supérieur. Fusionné des écoles. Après vingt ans passés à la tête du pôle enseignement de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Ile-de -France et de ses 24 écoles, Xavier Cornu quittera la chambre fin janvier.

Dans un entretien aux « Échos », il prend le contre-pied du discours ambiant sur les écoles consulaires. Non, « elles ne sont pas à bout de souffle », soutient-il. Elles sont « victimes des coupes sombres » de l’État sur les chambres de commerce, mais « la situation n’est pas pour l’instant périlleuse ». Car le soutien de la CCI n’intervient que sur une partie minoritaire du budget (6 à 8 %) des trois écoles de management (HEC, Essec et ESCP Europe). Et que « le classement de référence du ‘‘Financial Times” place régulièrement cinq à six écoles françaises dans les dix premières mondiales ».

La question de nouvelles ressources se pose néanmoins. Les droits de scolarité ? « On peut toujours les augmenter si les systèmes de Bourse mis en place sont massifs, transparents et évalués », et à condition de s’assurer que « le budget affecté aux bourses augmente au même rythme que les droits de scolarité ». En 2016, les augmentations resteront « très modestes », de l’ordre de 3 à 4 %. « Mais on se réserve la possibilité de les augmenter dans les années futures. » Xavier Cornu voudrait un système de « retour des bourses accordées » qui conduirait les élèves boursiers à signer un contrat avec leur école et à rembourser les sommes reçues pour faire leurs études, dix ans après la sortie de l’école et en fonction de leur situation. Les droits de scolarité des étudiants étrangers sont promis à augmenter davantage. La formation continue est une ressource « indispensable », elle « peut encore croître » mais « on ne peut pas en attendre des merveilles car ce marché est très concurrentiel ». La taxe d’apprentissage a, elle, perdu de son lustre. La réforme récente a ainsi provoqué un manque à gagner de 2 millions d’euros pour HEC. Une réforme contre laquelle Xavier Cornu, « passionné d’apprentissage », s’emporte : « On a réformé cette taxe pour favoriser l’apprentissage, or le nombre d’apprentis a baissé depuis 2013 et il se stabilise aujourd’hui à son niveau de… 2007 ! » Au lieu des « campagnes publicitaires ridicules », « formons les professeurs principaux de l’Éducation nationale à la pédagogie et aux mérites de l’apprentissage pour qu’ils y orientent les jeunes », suggère-t-il.

Des évolutions sont à venir

Au-delà des ressources classiques, la collecte de fonds sera « l’un des axes majeurs (de financement) des cinq prochaines années ». La CCI s’interroge d’ailleurs sur l’idée de créer une fondation commune à sept ou huit écoles, sans toucher aux fondations existantes d’HEC, de l’Essec et de l’ESCP Europe.

D’autres évolutions sont à venir. « Il y aura des fusions entre écoles », annonce Xavier Cornu. Mais « pas entre HEC, ESCP Europe et l’Essec », contrairement à une rumeur tenace. « On va restructurer le portefeuille pour être plus efficace », dit-il encore.

Le nouveau statut des écoles (lire ci-dessus) leur permettra aussi « beaucoup plus d’agilité ». Des fonds d’investissement privés s’intéressent « régulièrement » à leur futur capital. « Certains voudraient acheter des écoles, mais nous ne les vendrons pas ». Cela dit, il n’exclut pas leur entrée au capital : « Si les fonds d’investissement privés s’intéressent aux écoles, cela leur donnera des moyens de se développer. » Il faudra cependant « veiller à ne jamais baisser la qualité et à ne pas tomber dans des usines commerciales ». Envisage-t-il d’autres garde-fous ? Et si le Qatar, qui a déjà un partenariat avec HEC, voulait entrer à son capital ? « Non, il n’y aurait pas de veto, sauf à ce qu’il y ait des considérations politiques », rétorque Xavier Cornu. Le Qatar qui, assure-t-il, n’a pas fait de telle demande.

M-C. C., Les Échos

21 déc. 2015 - CCI. Xavier Cornu, CCI Paris Ile-de-France : « Il y aura des fusions entre écoles »

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Pyrénéesinfo – Licenciements à la CCI de Tarbes

1er décembre 2015

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Quinze suppressions de postes dont huit licenciements secs à la CCI de Tarbes et des Hautes-Pyrénées. Les salariés sont sous le choc (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Dans le hall d’accueil de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tarbes et des Hautes-Pyrénées, l’ambiance est lourde. Depuis le temps, 75 % des salariés sont en grève. Le soir même doit se tenir une assemblée générale qui doit valider un plan de licenciements important. Depuis la perte de la gestion de l’aéroport de Tarbes Lourdes Pyrénées, jamais une assemblée générale n’avait été porteuse d’autant de craintes sur l’avenir de la CCI de Tarbes.

Face à un budget en nette baisse, les élus ont décidé la suppression de quinze postes. Parmi eux, cinq contrats non renouvelés, deux départs en retraite, mais surtout huit licenciements secs qui touchent les services généraux (le siège de la CCI) et l’organisme CCI Formation 65.

Pour le président de la CCI de Tarbes, François-Xavier Brunet, les élus n’ont pas eu le choix. « Nous sommes dans l’obligation de prendre acte de décisions budgétaires et financière prises par le législateur. » Car les difficultés financières de la CCI de Tarbes proviennent de décisions prises par l’Etat, en prélevant 3 millions d’euros dans les réserves de la CCI, mais aussi en abaissant la part de fiscalité reversée au budget. De 2013 à 2017, les ressources fiscales passeront de 5,1 à 3 millions d’euros, plongeant l’équilibre budgétaire dans le rouge, avec une perte de 114 000 euros en 2015, 514 000 euros prévus pour 2016.

Pour redresser les comptes, les élus de la CCI de Tarbes ont donc choisi d’alléger la masse salariale de 26 %. C’est un tiers des effectifs du siège qui disparaîtront dans les prochaines semaines.

Face à cela, les salariés sont dans l’incompréhension. Car la CCI de Tarbes est la seule CCI de Midi-Pyrénées à réduire ses effectifs par des licenciements. Ils dénoncent, par la voix de leurs représentants syndicaux, des suppressions de poste alors que l’épargne nette reste positive de plus de deux millions d’euros.

François-Xavier Brunet a promis d’aider tous les salariés concernés par les licenciements, à travers des mesures d’accompagnement ; voire de mobilité à l’échelle de la région.

Mais pour la CCI de Tarbes, l’heure est désormais à reconstruire un avenir en se positionnant sur de nouvelles missions, dans un univers où l’économie des Hautes-Pyrénées tourne toujours au ralenti et où les collectivités sont en pleine transformation forcée.

Éric BENTAHAR

1 déc. 2015 - Licenciements à la CCI de Tarbes

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Localtis.info – Le gouvernement accélère le grand Meccano des chambres consulaires

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Vendredi 27 novembre 2015
L. Cerino / REA

Les dispositions de la loi Macron relatives aux chambres de commerce et d’industrie (CCI) et aux chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), qui avaient été censurées par le Conseil constitutionnel, sont réintroduites dans un projet de loi et une ordonnance. Objectif : poursuivre la rationalisation de ces réseaux et leur mise en conformité avec la réforme territoriale. Une autre ordonnance fait évoluer le réseau des chambres d’agriculture.

Un projet de loi et deux ordonnances ont été présentés au conseil des ministres du 25 novembre 2015 pour faire évoluer l’organisation des réseaux de chambres de commerce et d’industrie (CCI), des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) et des chambres d’agriculture. Ces adaptations sont en partie dictées par la nouvelle organisation territoriale issue des lois du 16 janvier 2015 et du 7 août 2015, comme le rappelle le ministère de l’Économie à l’origine du projet de loi et de l’ordonnance relatifs aux CCI et aux CMA avec le secrétariat d’Etat chargé du commerce et de l’artisanat et le ministère de l’Agriculture auteur de l’ordonnance relative aux chambres d’agriculture.

Les dispositions relatives aux CCI et aux CMA figuraient dans la loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances adoptée le 10 juillet 2015, et qui avaient été retoquées par le Conseil constitutionnel le 5 août pour des raisons de procédure (la loi Macron n’était pas le bon véhicule législatif pour de telles mesures). Depuis la décision du Conseil, les deux réseaux consulaires souhaitaient qu’une nouvelle loi soit votée au plus vite. “L’urgence était réelle”, explique André Marcon, président de CCI France à Localtis. “La censure du Conseil constitutionnel a stoppé net la plupart des projets de rapprochement de CCI. Aujourd’hui, chaque région a besoin d’une ou plusieurs de ces dispositions pour poursuivre leur rationalisation. L’organisation des futures élections consulaires prévues en novembre 2016 nécessite de fixer les règles au plus tard en mars 2016. Plus vite les nouvelles règles entreront en vigueur, plus nous serons en capacité d’organiser sereinement les élections dans le cadre des nouvelles grandes régions” (voir aussi ci-contre notre interview d’André Marcon du 18 novembre). D’après l’entourage d’Emmanuel Macron, “le projet de loi sera soumis à l’examen de l’Assemblée nationale au cours des prochaines semaines et l’ordonnance sera publiée dans les prochains jours puis soumise à la ratification du Parlement”.

Des textes très attendus

Le président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA), Alain Griset est sur la même ligne que son homologue des CCI : “Ces textes étaient très attendus car notre organisation est prête pour être en ordre de marche au 1er janvier 2016”, confie-t-il à Localtis. Le projet de loi modifie le code de l’artisanat en ouvrant aux chambres départementales la possibilité de se regrouper en chambre de métiers et de l’artisanat interdépartementale (CMAI). Les chambres régionales de métiers et de l’artisanat (CRMA) disposent de chambres de métiers et de l’artisanat départementales (CMAD) et de CMAI. “Nous aurons une chambre par grande région (13) et au niveau infra, environ 77 chambres départementales. En Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, par exemple, nous aurons une chambre régionale et 13 chambres départementales”, précise Alain Griset.

D’autre part, le projet de loi renforce au sein des CCI le mouvement de rationalisation et de mutualisation des fonctions support (comptabilité, gestion…) au niveau régional mises en œuvre depuis 2010, en instituant un schéma régional d’organisation des missions dans chaque CCI de région (CCIR). Le projet poursuit aussi la rationalisation du réseau en conférant “un caractère opposable” aux schémas directeurs, adoptés par les CCIR pour déterminer la carte consulaire de leur circonscription, “ce qui permettra, après concertation, d’atteindre l’objectif de réduction du nombre d’établissements publics tout en maintenant les missions de proximité”, précisent les ministres dans leur communication en conseil des ministres. “En deux mandatures, nous passerons de 150 CCI territoriales à moins d’une centaine en 2017”, précise l’entourage du président de CCI France. “Dès la prochaine mandature, fin 2016, les CCIR correspondront aux 13 nouvelles régions et des dizaines de CCI devraient fusionner par décision des élus sans pour autant renoncer à l’exigence d’un service de proximité pour les entreprises, qui est inscrit dans notre ADN.” L’APCMA poursuit le même objectif de rationalisation : “Nous avons déjà mutualisé de nombreuses fonctions support mais sans toucher aux services aux entreprises qui est notre priorité absolue”, souligne Alain Griset.

Le projet de loi devrait par ailleurs améliorer la représentativité de chaque CCI territoriale, locale ou départementale d’Ile-de-France au sein de chambres plus vastes en augmentant le nombre d’élus et en leur permettant d’être représentés au sein de leur CCIR de rattachement en proportion de leur poids économique.

Être prêts pour le 1er janvier 2016

En ce qui concerne l’ordonnance, destinées à mettre en application certaines dispositions plus rapidement que par la loi, elle permet aux CCIR qui le souhaitent, ainsi qu’aux CCIT qui leur sont rattachées, de fusionner dès le 1er janvier 2016 pour mettre en conformité leur organisation avec celles des nouvelles régions, sans attendre les élections des membres des CCI prévues en novembre 2016. Cette mesure permettra par exemple aux deux régions consulaires normandes de fusionner en début d’année 2016. André Marcon appelle d’ailleurs ce texte “l’ordonnance Normandie”. Mais d’autres régions du réseau sont prêtes à se regrouper comme “en Rhône-Alpes où la CCI de Lyon va fusionner avec les CCI de Saint-Étienne et de Roanne”, précise le président de CCI France.

L’ordonnance contient également des dispositions permettant au réseau des CMA de disposer d’une seule chambre de niveau régional comme interlocuteur unique du Conseil régional dans les sept régions fusionnées. Le choix de la forme juridique de la nouvelle chambre de niveau régional devra être décidé au plus tard le 31 janvier 2016 par les élus, qui seront également renouvelés fin 2016. Le périmètre actuel des CMA de niveau régional est maintenu jusqu’au 31 mars 2016.

Les chambres d’agriculture rénovées

Quant aux chambres d’agriculture, elles sont visées par une ordonnance spécifique qui a été présentée par le ministre de l’agriculture à leur demande. “L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture a fait part de sa volonté de mise en conformité de ses établissements au 1er janvier 2016, date d’entrée en vigueur de la réforme territoriale”, précise le ministre dans sa communication. Les actuelles chambres seront regroupées sur le modèle de la nouvelle carte régionale. Un décret complètera l’ordonnance.

Une disposition spécifique de niveau législatif est en outre nécessaire pour traiter le cas particulier de l’Alsace et du Nord-Pas-de-Calais, dans lesquelles existe une “chambre de région” qui cumule les compétences de chambres départementales et d’une chambre régionale. L’ordonnance prévoit la scission de ces deux chambres de région, dont une partie est érigée en chambre régionale de droit commun et l’autre partie est transformée en chambre interdépartementale.

Valérie Grasset-Morel

27 nov. 2015 - Le gouvernement accélère le grand Meccano des chambres consulaires.

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Le Télégramme – CCI. Les présidents se liguent contre Alain Daher

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Alain Daher, le président de la CCI de Bretagne

1er décembre 2015
Flore Limantour

Nouvel épisode dans l’affrontement auquel se livrent Alain Daher, le président de la CCI de Bretagne, et les présidents des CCI territoriales de Brest, Morlaix, Quimper, Rennes, Saint-Malo, du Morbihan et des Côtes-d’Armor.

À leur tour, les porte-parole des CCI territoriales ont fait appel au préfet de région pour faire valoir leur point de vue sur la répartition des rôles et du budget dans le cadre de l’application de la loi sur la régionalisation des CCI. Dans un courrier commun, les sept CCIT donnent leur interprétation de ce texte législatif qui « ne prévoit nulle part que la CCI de Région doit prendre la place des CCIT » et qui la cantonne à « un rôle d’encadrement, de soutien et de valorisation des compétences existant dans les CCIT ». Les présidents de chambres consulaires bretonnes déplorent le manque de dialogue avec Alain Daher, évoquant même « l’opacité » du budget de la CCI Bretagne. En outre, les contestataires jugent « inconcevable » que la CCIR de Bretagne se réclame des schémas stratégiques votés en 2011-2012 sans prendre en compte la réduction des budgets décidée depuis par l’État.

L’exemple des Pays-de-la-Loire et de l’Aquitaine

D’où la proposition de bâtir ensemble « sous deux mois, un budget qui tienne compte de la situation actuelle et qui prépare l’avenir… ». Et de prendre l’exemple des Pays-de-la-Loire et de l’Aquitaine où « une CCI de région légère et agile remplit parfaitement son rôle… ». Le préfet de région doit recevoir les présidents des CCIT cette semaine. Certains d’entre eux réclament tout simplement la démission d’Alain Daher. Quelle sera la position de Patrick Strzoda qui avait demandé au président de la CCIR de surseoir à sa décision de démissionner la semaine dernière ?

1 déc. 2015 - CCI. Les présidents se liguent contre Alain Daher

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EducPro.fr – Enseignement supérieur privé : la Fesic veut s’agrandir

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27 novembre 2015
Céline Authemayou

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L’Isara Lyon est l’une des 25 écoles membres de la FESIC.

 

La Fesic, qui regroupe 25 établissements d’enseignement supérieur, souhaite ouvrir ses portes à de nouveaux membres et créer, autour du label EESPIG, un “troisième secteur” de l’ESR.

Ni public, ni privé lucratif. Les écoles de la Fesic (Fédération des établissements d’enseignement supérieur d’intérêt collectif) défendent un modèle hybride, mêlant “qualité de formation et flexibilité”. “Nous sommes des PME non lucratives”, sourit Jean-Philippe Ammeux, président de la fédération.

L’organisation, qui fédère actuellement 25 établissements (deux-tiers d’écoles d’ingénieurs et un tiers d’école de management) a décidé de revoir sa stratégie de développement, en modifiant son titre – “intérêt collectif” remplace désormais “ingénieurs et cadres” dans l’acronyme – et en ouvrant ses portes à de nouveaux membres.

“Il est encore trop tôt pour dévoiler des noms, concède le directeur de l’Iéseg, mais nous souhaitons élargir le profil de nos écoles.” Les portes s’ouvriront à une condition : être habilité à recevoir le label EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général).

EESPIG et EESC, incompatibles, pour le moment ?

À l'heure actuelle, les écoles de commerce qui vont adopter le statut d'EESC (École d'enseignement supérieur consulaire) ne pourront pas obtenir le label EESPIG, ce dernier ne pouvant être attribué qu'à des associations ou fondations.
"Les choses sont à discuter", concède Jean-Philippe Ammeux. "Si la non lucrativité est garantie, il serait plutôt intelligent de faire évoluer les textes."

27 nov. 2015 - Enseignement supérieur privé : la Fesic veut s’agrandir

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Le Monde du droit – Évolution des réseaux des CCI et des CMA : adoption à l’Assemblée Nationale

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Vendredi 11 Décembre – LEGALNEWS

Le projet de loi visant à faire évoluer les réseaux de CCI et de CMA suite à la loi NOTRe a été adopté à l’Assemblée nationale le 10 décembre 2015.

Un projet de loi relatif aux réseaux des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) a été déposé à l’Assemblée nationale le 25 novembre 2015 après avoir été présenté au Conseil des ministres du même jour.

L’article 1er a pour objet de rendre opposables et prescriptifs les schémas directeurs adoptés par les chambres de commerce et d’industrie de région (CCIR), d’instituer un schéma d’organisation des missions dans chaque CCIR, leur permettant de préciser et d’organiser clairement les missions à vocation régionale et s’imposant à toutes les chambres rattachées à une même CCIR. Le schéma d’organisation des missions précisera les mutualisations mises en œuvre, les économies escomptées et les conditions d’exercice de la mission et de la fonction, en gestion directe ou en délégation.

La nature des missions et des fonctions d’appui et de soutien assurées par la CCIR seront définies par décret en Conseil d’État. La CCIR pourra déléguer tout ou partie des missions d’appui et de soutien, ainsi que toute autre mission mutualisée, pour mieux se concentrer sur sa dimension politique. Cette délégation pourra, en particulier, être mise en œuvre au profit des CCI métropolitaines.

L’article 1er supprime également le seuil de représentation d’une CCI au sein de la CCIR à laquelle elle est rattachée afin de permettre aux chambres de pouvoir être représentées au sein de leur CCIR en proportion de leur juste poids économique.

L’article 2 modifie le code de l’artisanat en instituant les chambres de métiers et de l’artisanat interdépartementales (CMAI). Il précise également que la circonscription des chambres de métiers et de l’artisanat de région (CMAR) couvre toute la région, sans qu’y soient rattachées des chambres de niveau inférieur (départemental ou interdépartemental). Les CMAI et les CMAR se composent d’autant de délégations départementales (sans personnalité juridique) que de départements couverts.

Les chambres régionales de métiers et de l’artisanat (CRMA) disposent de chambres de métiers et de l’artisanat départementales (CMAD) ou de CMAI rattachées, entre lesquelles elles répartissent, après déduction de leur propre quote-part, les ressources qui leur sont affectées.

Il modifie le code de l’artisanat en précisant les modalités de regroupement des chambres infrarégionales en chambres de métiers et de l’artisanat de région. Ces regroupements interviennent selon le principe du libre choix des élus des chambres de métiers (vote à la majorité des choix exprimés par les chambres, représentant la majorité des ressortissants). Cet article prévoit également les conditions dans lesquels peuvent s’opérer les différents regroupements intervenant au niveau des chambres de métiers et de l’artisanat interdépartementales.

L’article 2 définit par ailleurs les conditions dans lesquelles les chambres régies par le droit local alsacien et mosellan (Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle) participent au choix de la structure régionale à laquelle ces chambres sont rattachées, sans que cela ne modifie le régime juridique dérogatoire dont elles bénéficient.

Une ordonnance du 26 novembre 2015, présentée au même Conseil des ministres et publiée au Journal officiel du 27 novembre 2015, complète ce dispositif visant à faire évoluer l’organisation des réseaux de chambres.

Le projet de loi a été adopté à l’Assemblée nationale le 10 décembre 2015.

LegalNews 2015 – Delphine Fenasse

11 déc. 2015 - Évolution des réseaux des CCI et des CMA : adoption à l'AN

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ObjectifGard – Les CCI de Nîmes, Avignon et Arles s’unissent autour du Rhône

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26 novembre 2015

Francis Guillot, François Mariani et Henry Douais

Le président de la CCI de pays d’Arles Francis Guillot, celui de la CCI de Vaucluse François Mariani et celui de la CCI de Nîmes Henry Douais, ce matin à Avignon (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Notre volonté n’est pas de vous mener en bateau » : le trait d’humour du président de la CCI de Vaucluse François Mariani était facile, compte tenu du contexte dans lequel les trois CCI de Nîmes, d’Avignon et du pays d’Arles s’étaient réunies ce matin pour officialiser leur union, à savoir une péniche sur le Rhône.

Car si désormais avec la réforme territoriale Nîmes lorgne désormais plus vers Toulouse que vers la rive gauche du Rhône, sa CCI va désormais pencher très clairement vers le Vaucluse et le pays d’Arles.

« Le Rhône nous unit »

Pour le président gardois Henry Douais, « ce n’est pas un pied de nez à la grande région, mais ça montre que le monde économique ne fonctionne pas avec des frontières. » Les chambres consulaires des deux villes romaines et de la Cité des Papes ont donc décidé de lancer une confédération rhodanienne sur deux régions et trois départements, pure logique pour François Mariani : « ce territoire est un bassin commun, une entité homogène en matière culturelle, de patrimoine et de qualité de vie. » Et si le Rhône a été et est toujours une frontière, administrative du moins, « aujourd’hui j’ai le sentiment qu’il nous unit », renchérit le président de la CCI vauclusienne. « Nous avons une volonté de coopérer de manière étroite avec nos voisins gardois et vauclusiens », poursuit le président de la CCI du pays d’Arles Francis Guillot.

Baptisé le triangle d’or, ce territoire compte bien se faire une place entre Lyon et Marseille avec ses 1,5 million d’habitants, ses 65 000 entreprises, un produit intérieur brut de 10 milliards d’euros et 150 kilomètres de voies navigables, « des atouts non exploités » pour François Mariani.

À chaque CCI son domaine

Et pour les exploiter, les trois CCI ont choisi de s’unir en se répartissant les domaines en fonction de leurs domaines d’expertises : à Arles la réflexion sur les ports de commerce, à Nîmes les questions de tourisme patrimonial et culturel et à Avignon le tourisme fluvial.

S’il est encore un peu tôt pour définir des priorités, sur les ports de commerce, Francis Guillot évoque notamment celui de l’Ardoise « qui bénéficie de grandes réserves foncières » et de « perspectives de développement de 50 000 tonnes à 150 000 tonnes annuelles à moyen terme. » Côté tourisme patrimonial et culturel, Henry Douais voit « des richesses remarquables dispersées en termes de promotion touristique. Nous devons faire du territoire rhodanien un territoire plus visible. » Au rayon tourisme fluvial, François Mariani évoque « une offre touristique qui doit être développée » et qui draine chaque année plus de 300 000 touristes. Pour ce faire, « il faut réorganiser cette offre » avec notamment une « grande destination Vallée du Rhône, avec parmi les destinations identifiées à l’intérieur le Languedoc Rhodanien et la principauté d’Orange. »

« Il ne faut plus être concurrents »

A quelle échéance ? « Un programme d’actions pour 2016 est en cours d’élaboration, explique François Mariani. On va faire un état des lieux au premier semestre 2016 qui va aboutir sur des priorités, et tout au long de l’année on va évaluer. » Quant à la question d’un élargissement de la confédération rhodanienne à d’autres départements voisins, comme la Drôme ou l’Ardèche, « ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus, affirme le président vauclusien. Nous sommes toujours ouverts à l’échange et à la complémentarité, il ne faut plus être concurrents. »

En attendant, quel que soit le projet engagé, François Mariani affirme qu’« on ne pourra le concrétiser qu’avec l’engagement des collectivités que nous souhaitons accompagner. » A deux semaines des régionales, le message est passé.

Thierry ALLARD
thierry.allard@objectifgard.com
26 nov. 2015 - Les CCI de Nîmes, Avignon et Arles s’unissent autour du Rhône

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Résolution générale de la conférence professionnelle

La conférence nationale professionnelle du 12 au 15 octobre 2015 à Alyéna (Pyrénées-Orientales).

 

 

La résolution générale de la conférence nationale des OSDD. Octobre 2015

Prenez connaissance de la résolution générale de la conférence nationale des OSDD :

Toutes les résolutions de la conférence professionnelle

La conférence nationale professionnelle s'est tenue du 12 au 15 octobre 2015 à Alyéna (Pyrénées-Orientales).

Prenez connaissance des résolutions des secteurs professionnels des OSDD :

  • Résolution générale
  • Mutualité
  • Pôle Emploi-Unedic
  • Caisses de retraite et de prévoyance
  • Chambre de commerce et d’industrie

 

Les résolutions de la conférence nationale des OSDD. Octobre 2015

Prenez connaissance des engagements de FO dans ces secteurs professionnels

 

La résolution Chambres de Commerce

La conférence nationale professionnelle s'est tenue du 12 au 15 octobre 2015 à Alyéna (Pyrénées-Orientales).

Prenez connaissance de la résolution Chambres de Commerce et d’Industrie de la conférence nationale des OSDD :

 

La résolution Chambres de Commerce et d'Industrie de la conférence nationale des OSDD. Octobre 2015

Prenez connaissance de résolution Chambres de Commerce et d’Industrie